BAS

Publié le par Anna-Marguerite

 

 

Il y a des hauts et des bas,

des bas et des hauts,

je me bats pour rester en haut,

mais irrémédiablement je suis poussée vers le bas.

Les béquilles se fendent,

les fissures s'agrandissent,

les muscles se raidissent,

se déchirent, ne sont plus capables,

comme nous.

Quand je suis en bas, personne pour me remonter,

en bas le moral, noires les idées,

et chacun veut sa part,

la revendique,

La part belle à la solitude,

l'égoîsme devenu règle,

c'est à qui souffrira le plus,

donnera le moins,

prendra sans rendre.

Tourner,  comme ce chat qui va de la fenêtre à la porte,

de la porte à la fenêtre,

il regarde au dehors, toujours plus grand, toujours plus loin.

Si je lui ouvre la porte, il sera euphorique,

les effets de la liberté...

et puis quand la joie aura fait place au besoin,

quand la fatigue et la faim seront là,

il pensera à son doux bercail,

qu'il a laissé pour aller plus loin.il reviendra, peut-être.

En trouver un autre ?

non, on a ses habitudes,

et puis ce serait tellement pénible de tout recommencer.

En terrain amis, conquis, on se sent tellement mieux.

Je le vois tourner, me bousculer,

comme si je ne l'avais pas remarqué.

Il me tourne autour,

me fait les yeux doux,

mais je n'ouvrirai pas.

Ce serait trop dur de le perdre,

de le chercher sans le trouver,

de souffrir, encore.

...

Dans la maisonnée endormie,

je respire le calme, un moment.

 

 

 

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