comme une fleur
sur les cailloux,
j'entend tes pas.
Ils résonnent chaque fois,
pourtant, tu ne viens pas.
Sur le chemin,
je t'avais croisé,
tu ne m'avais pas regardé,
j'aurai voulu pourtant.
Je ne sais plus dire les mots,
tu n'as jamais su non plus.
Il s'en est fallu de peu,
trop peu.
Sur le fil,
incongru,
perché comme un débile,
tu gémis doucement
mais personne n'entend.
Tes rires trops forts,
tes sourires trops pressants,
moi je sais ceux qui sonnent faux,
mais tu ne le vois pas.
A y regarder de plus près,
tu es arrivé là,
comme une fleur,
la bouche en coeur,
plus dure sera la chute.
je ne serai pas ton parachute,
ma robe déchirée, usée,
je resterai à l'écart,
pour ne pas regretter.
comme une fleur se fane,
l'amour aussi se tanne,
durcit et s'évanouit,
dans des craquements effrayants.
L'eau a coulée un peu trop,
l'encre aussi,
les mots n'ont pas atteints,
les yeux tant adorés.
Et le regard meurtri,
les paupières se sont closes.