de la bile

J'ai horreur de la mauvaise foi, elle est là, le regard confiant, ou fuyant, selon le degré d'habitude.
Quand tout à coup, au détour d'une phrase ou d'un mot de trop, la moutarde  monte au nez, et il faut se raisonner.
Alors encore, prendre sur soi, choisir ses mots, enfin essaier, ne pas sortir de ses gongs,  parler fort sans crier,  sans s'emporter, et si la mauvaise foi persiste et signe, alors sortir les griffes.
Plus on accepte, plus on est rabaissé.
Et puis la gentillesse devient banale, les autres trouvent ça normal. La gentillesse devient faiblesse, on oublie la main tendu, qui devient la main tordue, croulant sous le poid de la mauvaise foi, du profit et de l'indifférence. Aux yeux de ceux là, la gentillesse est prise pour de la connerie, ne dit-on pas "trop bon trop con" ? La connerie ce n'est pas ça. La connerie on la rencontre chaque jour,n'importe où, n'importe quand, elle n'a pas de visage, elle a des visages. Elle n'a pas de catégorie sociale, elle est multiple. Elle revêt tous les vêtements,  toutes les couleurs.
On dit aussi qu'il y a toujours plus con que soi, qu'on est toujours le con de quelqu'un, je veux espérer que la gentillesse n'est pas condamnée. Je veux espérer que la colère ne soit pas la seule solution, que crier pour être entendu, se battre constamment, ne soient pas les ultimes armes qui restent.
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